les dames de 40 ans, sans vêtements

Elle tenait par la main Pépé, et Jean la suivait, tous les trois brisés du voyage, effarés et perdus, au milieu du vaste Paris, le nez levé sur les maisons, demandant à chaque carrefour la rue de la Michodière, dans laquelle leur oncle Baudu demeurait.
Du coup, il était lui-même redevenu immobile, la bouche ouverte.
"Je veux ressembler au Soleil!" (rien que ça) - a-t-il dit en commentant son choix.Dans le "questionnaire" on propose aussi la "combinaison de rechange" (deux combinaisons pour un vol) en toile imperméable, avec fermeture-éclair et manches longues. Et l'oncle? La rue de la Michodière, monsieur?Murmura Jean, qui ne trouva rien d'autre pour dire son émotion.Une voiture les força tous trois à quitter le milieu de la place; et, machinalement, ils prirent la rue Neuve-saint-Augustin, ils suivirent les vitrines, s'arrêtant de nouveau devant chaque étalage.Dit-elle, regarde un peu, Jean!Et jamais elle n'avait vu cela, une admiration la clouait sur le trottoir.Par de rencontres pour le sexe de côme exemple, Michael Foale, aujourdh'hui en orbite à bord de l'ISS, a commandé tout son linge de corps et ses vêtements à la firme russe susmentionnée.C'était un développement qui lui semblait sans fin, dans la fuite de la perspective, avec les étalages du rez-de-chaussée et les glaces sans tain de l'entresol, derrière lesquelles on voyait toute la vie intérieure des comptoirs.Ensuite, la garde-robe est choisie avec les cosmonautes.Puis le colis avec tout son contenu est stérilisé et seulement après, dans un emballage spécial, on l'achemine sur le cosmodrome.La Française, elle, a jeté son dévolu sur de sympatiques bikinis et maillots avec dentelle et ruches.
Au fond, une grande écharpe en dentelle de Bruges, d'un prix considérable, élargissait un voile d'autel, deux ailes déployées, d'une blancheur rousse; des volants de point d'Alençon se trouvaient jetés en guirlandes; puis, c'était, à pleines mains, un ruissellement de toutes les dentelles, les malines.




La station "Mir" était équipée d'une douche et les concepteurs de vêtements s'étaient dit qu'après leur toilette, les cosmonautes seraient heureux d'enfiler un épais peignoir de bain en tissu éponge.Denise vit une tartanelle à quarante-cinq centimes, des bandes de vison d'Amérique à un franc, et des mitaines à cinq sous.Il est interdit de coudre des boutons qui pourraient s'arracher et voler en apesanteur dans tout le vaisseau en risquant de créer toute sorte de problèmes imprévisibles.Le magasin, vide encore de clientes, et où le personnel arrivait à peine, bourdonnait à l'intérieur comme une ruche qui s'éveille.Elles ont beaucoup plu à Michael Foale.À droite et à gauche, des pièces de drap dressaient des colonnes sombres, qui reculaient encore ce lointain de tabernacle.(par Youri Zaïtsev, expert de l'Institut d'études spatiales).Dans le pan coupé donnant sur la place Gaillon, la haute porte, toute en glace, montait jusqu'à l'entresol, au milieu d'une complication d'ornements, chargés de dorures.Ainsi, Serguéi Trechtchev a commandé des shorts de sport en expliquant qu'en les portant il se sentirait "comme chez lui" et qu'il "ne serait pas toujours bienséant" de s'exhiber devant l'hôte étrangère dans des boxer-shorts flottants".Dans la mesure où il n'est pas prévu de faire la lessive à bord de la station, les effets usagés sont mis dans des paquets spéciaux et déposés dans le vaisseau cargo.Et c'est peut-être James Voss (membre de l'expédition ISS-2) qui a commandé les combinaisons les plus extravagantes - jaune citron.
"J'ai séjourné sur la station "Mir" lors d'une expédition de longue durée et je garde les meilleures impressions des vêtements russes, à bord de l'ISS, je tiens aussi à porter du linge et des vêtements de même facture a confié Michael en commentant son choix.
Hors, une fois sur leur dos, les peignoirs se sont retroussés jusqu'au niveau de leurs oreilles.


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